Schizophrénie FRA

Effaçons 8 mythes et stigmatismes sur la schizophrénie

La schizophrénie est sans doute l’un des troubles de santé les moins bien compris. Malheureusement, il porte aussi une stigmatisation importante qui peut causer la peur ou empêcher les gens de faire face à leur problème.

C’est pourquoi il est important d’ignorer les émissions télévisées et films et de faire un peu de recherches sur cet état mental. Comme pour tout trouble, la schizophrénie varie de personne en personne, ce qui veut dire qu’elle n’affectera pas deux personnes de la même manière. Voici 8 des mythes les plus répandus entourant la schizophrénie…

Mythe 1 : Les schizophrènes sont paresseux

Certaines personnes souffrant de troubles mentaux graves comme la schizophrénie ont effectivement du mal à effectuer certaines tâches qui sont indispensables pour vivre de manière indépendante. Cependant, cette idée fausse pourrait se rapporter à toute personne souffrant d’une maladie grave affectant la santé mentale ou physique.

En vérité, la schizophrénie a très peu d’effet sur la motivation d’une personne à réussir dans sa vie personnelle ou professionnelle. Selon un article publié dans « The Atlantic, the right treatment », il peut être difficile de faire la différence entre un schizophrène et une personne qui ne souffre pas de ce trouble.

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Mythe 2 : les schizophrènes appartiennent aux asiles de fous

Il est vrai que, dans le passé, de nombreux individus souffrant de troubles mentaux graves comme la schizophrénie étaient envoyés dans des asiles ou hôpitaux psychiatriques, où ils subissaient souvent des « traitements » douloureux ou inhumains. Demandez à n’importe quel docteur et il fera référence à ceci comme une période sombre de l’histoire de la santé et de la médecine.

Cependant, c’était bien avant le développement de médicaments avancés capables d’aider les schizophrènes à gérer leur maladie et à mener des vies normales. En résumé, les schizophrènes ne méritent pas forcément d’être envoyés à l’asile.

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Mythe 3 : Être schizophrène empêche d’avoir un boulot

Vous pensez peut-être qu’avoir un trouble mental grave comme la schizophrénie rendrait une vie normale impossible, et qu’une carrière réussie et florissante serait difficile à maintenir. Mais les schizophrènes qui reçoivent le bon traitement rapportent peu de difficultés à trouver, conserver et à développer leur métier.

Ça aide aussi que de nombreux employeurs aient développé des polices d’engagement et de traitement progressistes et avant-gardistes pour les personnes souffrant de troubles mentaux. En résumé, il n’y a aucune raison qu’un schizophrène ne puisse pas réussir sa carrière tant qu’il reçoit le bon traitement.

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Mythe 4 : Les enfants de schizophrènes seront aussi schizophrènes

Il ne sert à rien de nier que la génétique joue un rôle dans le développement de la schizophrénie. Mais ça ne veut pas dire qu’un enfant de schizophrène développe forcément ce trouble. En fait, les experts estiment qu’environ un enfant sur dix seulement sera affecté par la schizophrénie.

Bien sûr, avoir deux parents schizophrènes augmente sensiblement le risque. Cependant, avant de vous résoudre à une vie passée à gérer la schizophrénie, parlez des risques à votre médecin.

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Mythe 5 : Les bons parents n’ont pas d’enfants schizophrènes

L’inné ou l’acquis ? C’est un débat constant en ce qui concerne le développement des enfants. C’est pourquoi les parents, en particulier les mères, s’en veulent souvent lorsqu’un enfant reçoit un diagnostic de schizophrénie (ou d’un autre trouble mental important).

Cependant, la schizophrénie est rarement causée par une mauvaise parentalité. Elle peut résulter d’un traumatisme, d’un abus de drogues ou de la génétique, et ces sujets ont rarement à voir avec les actions d’une mère ou d’un père.

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Mythe 6 : Les schizophrènes apprennent difficilement

Il est vrai que certaines personnes souffrant de troubles mentaux ont plus de mal à apprendre. Et certains schizophrènes ont des difficultés à passer des examens qui testent l’attention, la mémoire et la capacité d’apprentissage.

Mais ça ne veut pas dire que les schizophrènes manquent d’intelligence. En fait, certains des plus grands personnages de l’histoire (p.ex. le mathématicien John Nash dont la vie a été librement adaptée dans le film “ Un homme d’exception “) étaient schizophrènes. Grâce au bon traitement, la véritable intelligence des personnes souffrant de schizophrénie peut briller.

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Mythe 7 : Les schizophrènes sont dangereux

De nombreuses personnes pensent qu’il vaut mieux éviter les schizophrènes, car ils sont volatiles, hautement imprévisibles et potentiellement dangereux. Trop souvent, la télévision et les films nous ont menés à croire que c’était vrai.

Cependant, selon une recherche de WebMD.com, la vérité est souvent le contraire. Bien que les schizophrènes puissent parfois être imprévisibles, ils sont habituellement calmes et stables, surtout lorsqu’ils reçoivent le traitement adéquat pour leur état. En d’autres mots, il n’y a aucune raison de craindre les schizophrènes.

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Mythe 8 : La schizophrénie entraîne le trouble de personnalité multiple

La croyance dominante en ce qui concerne la schizophrénie est que les gens développent plusieurs personnalités, dont certaines peuvent être très volatiles et dangereuses.

La vérité, c’est que tous les schizophrènes ne souffrent pas du trouble de personnalité multiple ou du trouble dissociatif de l’identité (TID), qui est un trouble séparé et traité comme tel. Comme pour toute maladie physique ou mentale, la schizophrénie peut mener au développement d’autres problèmes, mais n’est absolument pas destinée à entraîner le trouble de personnalité multiple.

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