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6 mythes à oublier à propos du cancer de la prostate

Puisque novembre est le mois de la sensibilisation au cancer de la prostate (ainsi que le mois où les mecs se laissent pousser la moustache en soutien à la santé masculine), c’est sans doute le moment idéal pour vous faire examiner par votre médecin et dissiper certains mythes à propos de cette maladie mortelle.

L’American Cancer Society affirme que le cancer de la prostate est l’un des types de cancers les plus courants chez les hommes. L’année 2015 verra presque 221 000 nouveaux cas aux États-Unis, et plus de 27 500 décès attendus (second après le cancer des poumons). Cependant, bien que la maladie soit répandue, il existe beaucoup d’idées fausses à propos du cancer de la prostate, donc enterrons les six mythes suivants…

1. La maladie n’affecte que les hommes âgés

La fondation Prostate Cancer Foundation, basée en Californie, affirme que le risque de développer un cancer de la prostate augmente avec l’âge (65 % des cas sont diagnostiqués chez les hommes de 65 ans ou plus), mais que cela ne veut pas dire que les hommes plus jeunes ne sont pas à risque.

Les 35 % des cas restants sont touchés par la maladie durant la quarantaine ou la cinquantaine, et la fondation note que le risque de développer un cancer de la prostate augmente de manière dramatique après 40 ans, pour atteindre 1 homme sur 38. C’est un contraste flagrant avec les hommes de moins de 40 ans, qui ont une proportion de 1 sur 10 000.

Prostate Cancer

2. Le cancer de la prostate est principalement héréditaire

Bien que le National Cancer Institute (Institut National de la Santé) affirme que les antécédents familiaux soient l’un des principaux facteurs de risque de développer un cancer de la prostate (l’âge et la race sont les deux autres facteurs principaux), il note que seuls 5 à 10 % des cas seraient « principalement causés par des facteurs génétiques héréditaires à risque ou des gènes de susceptibilité au cancer de la prostate ».

L’institut mentionne qu’avoir un frère affecté par le cancer de la prostate est un risque plus important que si votre père est affecté. Cependant, le risque augmente également si vous avez un parent au premier degré (parent, frères, enfants) souffrant de cancer de la prostate avant l’âge de 65 ans.

Father and Son

3. Des niveaux élevés d’antigènes spécifiques à la prostate signifient que vous avez un cancer

Un dépistage de PSA (« prostate-specific antigen ») peut mesurer la concentration en antigènes spécifiques à la prostate dans votre corps, qui sont censés déclencher une réaction du système immunitaire. Cependant, si votre test montre une concentration élevée en PSA, cela ne veut pas automatiquement dire que vous souffrez d’un cancer, car la réaction peut également être déclenchée par d’autres maladies.

En réalité, selon la Prostate Cancer Foundation, les hommes en surpoids qui souffrent de cancer de la prostate pourraient en fait avoir des concentrations décrues de PSA. Il va probablement sans dire que le dépistage de PSA n’est pas un dépistage du cancer, note la fondation, qui décrit le test plutôt comme un indicateur d’alerte.

PSA Prostate Cancer test

4. L’activité sexuelle augmente le risque de cancer de la prostate

À une certaine époque, les experts pensaient qu’une activité sexuelle fréquente augmentait le risque de développer un cancer de la prostate, mais la bonne nouvelle, c’est que depuis, il a été démontré que le sexe réduisait le risque de développer cette maladie, du moins selon l’école médicale d’Harvard.

Un article de l’école a cité une étude qui montrait que les hommes qui éjaculaient 21 fois ou plus par mois avaient 33 % de risque en moins de développer un cancer de la prostate par rapport aux hommes qui n’éjaculaient que 4 à 7 fois par mois. L’étude a pris en compte des participants masculins âgés de 46 à 81 ans qui rapportaient leurs habitudes sexuelles depuis le début de leur vie d’adulte.

couple sex

5. Le traitement du cancer de la prostate entraîne l’impuissance

Bien qu’il est vrai que l’opération de la prostate puisse entraîner un risque de dysfonction érectile, ce qui affecte également votre libido, cela ne signifie pas que vous deviez choisir entre votre cancer et votre prostate. Healthline affirme qu’il existe des techniques pour aider à guérir votre corps.

En fait, Healthline note que même s’il faut attendre parfois un an pour atteindre une érection après une opération (et 2 ans pour une pénétration sexuelle), certains chanceux ne doivent pas attendre aussi longtemps. Environ 60 % des hommes ayant subi une intervention chirurgicale de la prostate peuvent avoir des relations sexuelles sous 2 ans après la procédure, note la source en ligne. La fonction érectile semble également s’améliorer avec le temps.

Impotence

6. Le cancer de la prostate est une maladie à progression lente

L’école de médecine d’Harvard a confirmé que certains cancers de la prostate se développaient lentement, mais que d’autres étaient bien plus agressifs. Cependant, elle note que le risque létal (en utilisant l’échelle de Gleason) du cancer reste stable durant tout son développement, ce qui signifie que le diagnostic initial de la sévérité de la maladie peut être très précis.

Cela signifie que dans certains cas, les hommes pourraient mourir de causes naturelles avant que le cancer ne prenne leur vie. Dans d’autres cas, un score de Gleason plus élevé peut indiquer une tumeur plus agressive qui requiert un traitement plus immédiat, note la Canadian Cancer Society.

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