Ostéoporose FRA

10 traitements de l’ostéoporose

Ostéoporose signifie ‘os poreux’. L’ostéoporose est une maladie osseuse caractérisée par un amincissement et une fragilisation de l’os. La maladie affecte environ 8 millions de femmes et 2 millions d’hommes aux États-Unis. 34 millions d’autres américains souffrent d’ostéopénie, une baisse de la densité des os, qui les met à risque de développer de l’ostéoporose. Un diagnostic d’ostéoporose est accompagné d’un risque accru de fracture osseuse, particulièrement des hanches et de la colonne vertébrale. L’United States Preventative Services Task Force recommande un dépistage de l’ostéoporose pour toutes les femmes de 65 ans et plus grâce à l’absorption biphotonique à rayons X (DXA), ou test de densité osseuse.

Voici dix traitements pour l’ostéoporose…

1. Calcium

Le calcium est vital aux êtres humains. C’est le minéral le plus abondant dans le corps et une composante majeure des os et des dents. Le calcium est également nécessaire pour la dilatation et la constriction des muscles et des vaisseaux sanguins, pour la sécrétion d’hormones et d’enzymes, et pour l’envoi des messages via le système nerveux. Les aliments riches en calcium incluent les produits laitiers (fromages, yoghourt et lait) et les légumes verts à feuilles (navets, chou frisé, chou de Chine, brocoli).

Une dose journalière de 1200 mg de calcium est recommandée pour toutes les femmes souffrant d’ostéoporose. La plupart des femmes atteintes utilisent des suppléments de calcium pour aider à atteindre cette dose. Les deux suppléments de calcium les plus communs et les plus étudiés sont le carbonate de calcium et le citrate de calcium. Ils sont tous deux bien absorbés avec la nourriture. Cependant, les suppléments de carbonate de calcium ont le pourcentage le plus élevé de calcium élémentaire, ce qui signifie moins de tablettes pour atteindre la dose journalière recommandée. Les effets secondaires les plus communément rapportés sont la constipation et le mal de ventre.

2. Vitamine D

La vitamine D est une vitamine soluble dans la graisse. Elle est essentielle pour des os et des dents fortes et aide le corps à absorber le calcium apporté par l’alimentation. Le corps produit de la vitamine D lorsque la peau est exposée au soleil ; et c’est pourquoi elle est souvent appelée ‘la vitamine du soleil’. La plupart des chercheurs s’accordent à dire que 20-25 minutes de soleil par jour aident cette production. D’autres sources de vitamine D incluent les poissons gras (saumon, maquereau, truite, thon et anguille), le jaune d’œuf, le foie de bœuf, les huiles de foie de poisson (morue) et les produits laitiers et céréaliers fortifiés.

La National Osteoporosis Foundation recommande 800 à 1000 UI de vitamine D par jour pour les personnes de 50 ans ou plus. Les suppléments jouent un rôle important, car il est difficile de consommer cette quantité de vitamine D via l’alimentation. Une étude effectuée par l’Agency for Healthcare Research and Quality (AHRQ) a découvert qu’une dose journalière d’au moins 700-800 UI de vitamine D empêchait les fractures de hanche chez les séniors.

3. Acide alendronique

L’acide alendronique (vendu sous le nom Fosamax) fait partie d’un groupe de médicaments appelés bisphosphonates. Il inhibe la dégradation des cellules osseuses par les ostéoclastes. Si ces cellules sont hyperactives, elles entrainent une réduction de la masse osseuse associée à l’ostéoporose. En conséquence, l’acide alendronique ralentit la perte osseuse et augmente la masse osseuse afin d’éviter les fractures.

L’acide alendronique a été le premier médicament oral approuvé par la FDA (office de contrôle des produits pharmaceutiques et alimentaires) des États-Unis pour le traitement non hormonal de l’ostéoporose post-ménopausique. Il est également utilisé pour les hommes souffrant d’ostéoporose et les individus atteints de la maladie osseuse de Paget. Une étude canadienne a montré que l’acide alendronique pouvait accroitre la densité minérale des os des hanches et de la colonne vertébrale. Des doses hebdomadaires existent pour l’acide alendronique. Le médicament doit être pris avec un grand verre d’eau suivi de 30 à 60 minutes d’attente avant de se pencher ou de consommer d’autres médicaments, boissons ou aliments. Cette recommandation permet de réduire les effets secondaires sur le système gastro-intestinal supérieur.

4. Acide risédronique

L’acide risédronique (vendu sous le nom Actonel) est un médicament oral classé dans les bisphosphonates, qui sont des médicaments utilisés pour traiter l’ostéoporose. Un facteur important dans le développement de la maladie est une dégradation osseuse accrue. L’acide risédronique inhibe l’activité des ostéoclastes, les cellules responsables de la dégradation osseuse. Il inhibe également la réabsorption osseuse. Ces deux mesures entrainent une densité osseuse accrue, qui est le but du traitement de l’ostéoporose.

L’acide risédronique est approuvé pour le traitement de l’ostéoporose post-ménopausique. Il est également utilisé dans le traitement de l’ostéoporose masculine et de la maladie osseuse de Paget. Une étude publiée dans le New England Journal of Medicine montre la réduction de fractures des hanches et de la colonne chez les individus traitant leur ostéoporose avec de l’acide risédronique. Des doses hebdomadaires et mensuelles sont disponibles. Les recommandations incluent de prendre le médicament avec un grand verre d’eau suivi de 30 à 60 minutes d’attente avant de se pencher ou de consommer d’autres médicaments, boissons ou aliments.

5. Acide ibandronique

L’acide ibandronique (vendu sous le nom Boniva) est un bisphosphonate approuvé pour le traitement de l’ostéoporose post-ménopausique. Le mécanisme d’action du médicament est l’inhibition des ostéoclastes (cellules qui dégradent l’os) et la résorption osseuse. Ces deux mécanismes entrainent un accroissement de la masse osseuse, ce qui est le but du traitement de l’ostéoporose.

L’acide ibandronique peut-être administré oralement tous les mois ou de manière intraveineuse tous les trois mois. En 2005, l’acide ibandronique a été le tout premier traitement oral mensuel pour une maladie chronique. Une étude danoise a découvert que l’acide ibandronique oral réduisait le risque de fracture de la colonne vertébrale chez les individus souffrant d’ostéoporose post-ménopausique. Une étude suisse a conclu que les doses intraveineuses d’acide ibandronique étaient sûres et efficaces pour accroitre la densité minérale osseuse (DMO) chez les femmes atteintes d’ostéoporose post-ménopausique. Les effets secondaires communs sont dyspepsie (indigestion), diarrhée, vomissement et gastrite (inflammation de l’estomac).

6. Acide zolédronique

L’acide zolédronique (vendu sous le nom Zometa) est un bisphosphonate approuvé pour le traitement de l’ostéoporose post-ménopausique. Il est également indiqué dans le traitement de l’ostéoporose masculine et de la maladie osseuse de Paget. Le médicament inhibe l’activité des ostéoclastes, les cellules qui dégradent l’os. Ce sont les ostéoclastes hyperactifs qui contribuent au développement de l’ostéoporose. Le médicament inhibe également la résorption osseuse. En conséquence, l’acide zolédronique accroit la masse osseuse.

L’acide zolédronique est administré de manière intraveineuse en une seule dose par an. Une étude publiée dans le New England Journal of Medicine a découvert qu’une injection annuelle d’acide zolédronique sur une période de trois ans réduisait significativement le risque de fracture des hanches et de la colonne vertébrale chez les femmes atteintes d’ostéoporose post-ménopausique. Une étude suisse a rapporté que l’acide zolédronique était le seul agent connu pouvant réduire l’incidence de fracture et de mortalité chez les patients ayant déjà connu une fracture de la hanche.

7. Raloxifène

Le raloxifène (vendu sous le nom Evista) est un modulateur sélectif des récepteurs des œstrogènes (SRM) approuvé dans le traitement de l’ostéoporose post-ménopausique. Le premier SRM sur le marché était le médicament tamoxifène utilisé pour traiter le cancer du sein. Le raloxifène offre les avantages des œstrogènes sans les inconvénients. Le médicament agit comme de l’œstrogène sur l’os en protégeant sa densité. Le raloxifène est également indiqué pour réduire le risque de cancer du sein chez les femmes ménopausées souffrant d’ostéoporose. Il réduit également la concentration sanguine de mauvais cholestérol (lipoprotéines de basse densité), le coupable d’athérosclérose et de maladies cardiaques.

Le raloxifène est prescrit sous forme de dose orale journalière. Un test clinique effectué par Kaiser Permanente a conclu que le raloxifène augmentait la densité minérale osseuse de la colonne et des hanches et réduisait uniquement le risque de fracture de la colonne. L’effet secondaire le plus gênant rapporté par la prise de ce médicament sont des bouffées de chaleur.

8. Spray nasal de calcitonine

Le spray nasal de calcitonine (vendu sous le nom Miacalcin) est un traitement approuvé de l’ostéoporose post-ménopausique. Il peut également traiter l’hypercalcémie (taux accrus de calcium dans le sang) et la maladie osseuse de Paget. Dans le cas du traitement de l’ostéoporose post-ménopausique, le médicament devrait être administré chez les femmes qui sont ménopausées depuis plus de 5 ans. La calcitonine inhibe la résorption osseuse et ralentit la perte osseuse. Parce qu’il existe des médicaments plus efficaces, la calcitonine n’est pas utilisée en traitement primaire de l’ostéoporose.

La calcitonine est administrée en spray nasal avec un dosage de 200 UI dans une narine différente chaque jour. Un essai clinique de l’Université de Washington a conclu que le spray nasal de calcitonine avec une dose journalière de 200 UI réduisait significativement le risque de nouvelle fracture vertébrale chez les femmes ménopausées souffrant d’ostéoporose. Une étude publiée dans Osteoporosis International a rapporté que la calcitonine avait des pouvoirs antidouleur légers en cas de fracture vertébrale aiguë due à l’ostéoporose post-ménopausique.

9. Teriparatide

Le teriparatide (vendu sous le nom Forteo) est un traitement approuvé de l’ostéoporose post-ménopausique. C’est le seul traitement à accroitre la formation osseuse. Toutes les autres thérapies ne font que ralentir la perte osseuse. Le teriparatide est la forme synthétique d’une hormone parathyroïdienne naturelle qui régule le métabolisme du calcium et du phosphate dans les os. Le teriparatide est auto-administré sous forme d’injection sous-cutanée journalière pendant maximum 2 ans.

Une étude publiée dans le New England Journal of Medicine révèle que le traitement de l’ostéoporose post-ménopausique avec du teriparatide réduit le risque de fractures vertébrales et non vertébrales. Une autre étude publiée dans le même journal suggère qu’il vaut mieux combiner une thérapie de teriparatide avec une thérapie de bisphosphonates afin de maintenir la croissance de masse osseuse. Les effets secondaires rapportés de ce traitement incluent de l’hypotension orthostatique (une forme d’hypotension qui survient lorsque vous vous levez d’une position assise ou couchée), de l’hypercalcémie transitoire (des niveaux élevés de calcium dans le sang), des nausées, de l’arthralgie (douleurs articulaires) et des crampes aux jambes.

10. Traitement hormonal de substitution

Le traitement hormonal de substitution est utilisé pour traiter les symptômes de la ménopause (carence en œstrogènes) comme les bouffées de chaleur, les suées nocturnes, l’anxiété, l’irritabilité, et la sécheresse vaginale, qui peut mener à une dyspareunie, ou des relations sexuelles douloureuses. Chez les femmes ayant un utérus intact, les médecins prescrivent souvent une combinaison d’hormones progestérone et œstrogène. Cette combinaison réduit le risque pour les femmes de développer un cancer de l’endomètre, un cancer qui touche les parois de l’utérus.

La perte osseuse survient le plus rapidement durant et après la ménopause, en réponse à l’arrêt de la production d’œstrogène par les ovaires de la femme. Le traitement hormonal de substitution stoppe la perte osseuse pour empêcher le développement de l’ostéoporose. La Women’ s Health Initiative (WHI) confirme que les œstrogènes, avec ou sans la progestérone, réduisent légèrement le risque de fracture des hanches et de la colonne vertébrale. Mais cet avantage ne surpasse pas le risque accru d’AVC, de caillots sanguins veineux, de maladie coronarienne et de cancer du sein. Il est recommandé d’utiliser le dosage efficace le plus faible pour la durée la plus courte, pas plus longue que 5 ans.

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