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Identifions l’alopécie féminine

Selon les dermatologues de l’Université de Californie, San Francisco, les hommes ne sont pas les seuls à risquer l’alopécie. La perte de cheveux ou l’alopécie féminine affecte environ la moitié des femmes entre 12 et 40 ans. Vous avez peut-être des chances de développer l’asthme de votre père, mais n’oubliez pas la probabilité d’hériter des problèmes de cuir chevelu de votre mère.

Si vous remarquez que vous perdez des cheveux, que vos cheveux ne poussent pas rapidement, ou que l’alopécie féminine est présente dans votre famille, voici comment l’identifier…

1. Fréquence de l’alopécie féminine

Nous voyons et entendons des preuves de la calvitie masculine tous les jours dans la rue, au travail et à la télévision. Mais pour les femmes, les cheveux clairsemés sont souvent moins visibles et plus cachés. Non pas que les hommes ne soient pas embarrassés par leur calvitie, loin de là.

Chez les femmes qui commencent à perdre leurs cheveux et à développer de la calvitie, la tendance est de cacher le tout sous une perruque, avec des extensions, ou en couvrant les cheveux. Plus de la moitié des femmes souffrent en silence de perte de cheveux ou d’alopécie féminine, certaines expérimentant ce fait dès la puberté (à environ 12 ans).

2. L’hérédité des cheveux clairsemés

L’alopécie féminine, comme celle des hommes, à tendance à être commune dans les membres de la famille. Cela veut dire qu’il n’y a pas généralement de maladie sous-jacente qui soit responsable de cette perte de cheveux. Chez les hommes, la calvitie est commune si le père ou le grand-père en souffrait, et chez les femmes, les cheveux clairsemés sont plus fréquents si la mère ou grand-mère en souffrait aussi.

Selon des chercheurs en dermatologie de l’école de médecine de Stanford, la croissance des cheveux est déterminée par des facteurs génétiques à la naissance. Les cellules souches qui déterminent la croissance (la longueur et l’épaisseur des cheveux) des cheveux ne peuvent régénérer de nouveaux cheveux de manière mensuelle qu’un certain nombre de fois. Dans le cas de l’alopécie féminine, les cheveux tombent et sont remplacés par des cheveux plus courts et plus fins au fil du temps. Au final, la croissance des cheveux s’arrête complètement.

3. Hormones et alopécie féminines

La ménopause perturbe l’équilibre hormonal. Les femmes en ménopause ont tendance à voir une diminution d’œstrogènes et une augmentation d’androgènes (hormones masculines comme l’androstanolone), ce qui affecte souvent le cycle de croissance capillaire.

Les changements hormonaux peuvent entrainer des cheveux clairsemés, des cheveux plus courts et empêcher la croissance de nouveaux cheveux. C’est pourquoi les femmes expérimentent souvent des perturbations de croissance capillaire après une grossesse ou la fin de la prise de la pilule.

4. Signes précoces d’alopécie féminine

Bien que les hommes et les femmes puissent souffrir d’alopécie, il y a des différences entre les genres dans la façon dont les cheveux sont perdus. Par exemple, la calvitie masculine a tendance à être une ligne de recul, comme une vague qui se déplace du sommet du front, souvent en motif de V sur le front ou de U profond sur le sommet du crâne.

Mais chez les femmes, la raréfaction des cheveux se fait plutôt à la raie de partition naturelle (en l’élargissant) et sur les tempes. Cette perte de cheveux chez les femmes est appelée alopécie androgénétique et touche environ un tiers de toutes les femmes après leur ménopause.

5. Alopécie chez les hommes et chez les femmes

Tandis que la plupart des cas d’alopécie masculine progressent vers une calvitie complète, la perte de cheveux chez les femmes entraine rarement une calvitie. Mais la perte de cheveux reste tout de même assez traumatique pour les femmes.

Les femmes qui souffrent d’alopécie féminine ont tendance à avoir des cheveux clairsemés et secs. Selon le Dr Anthony Oro, un professeur de dermatologie de l’école de médecine de Stanford, cela est dû à une diminution des follicules pileux qui sont incapables d’emmagasiner de l’humidité en quantité adéquate. Les cheveux secs deviennent cassants, et tandis que les follicules s’affaiblissent, ils perdent leur cuticule protectrice externe, ce qui entraine une chevelure terne.

6. Alimentation et alopécie féminine

Tout n’est pas perdu pour les femmes souffrant d’alopécie féminine. La dermatologue Dr Cybele Fishman de New York affirme que la manière la plus efficace de préserver les cheveux restants est de les nourrir avec une alimentation équilibrée et riche en vitamines et des aliments entiers (p.ex. protéines maigres, fruits et légumes frais et graisses saines).

Par exemple, concentrez votre alimentation sur des nutriments qui aident à fortifier les follicules pileux et nourrissent le cuir chevelu. Les aliments comme le saumon et les noix sont riches en acides gras Oméga-3, nécessaires à la croissance capillaire. Les noix sont également riches en biotine et vitamine E, des nutriments qui protègent les cellules contre les dégâts génétiques et encouragent l’entretien des cheveux. Gardez à l’esprit que les aliments riches en vitamine A et suppléments peuvent amplifier la perte des cheveux.

7. Protégez les cheveux contre l’environnement

Selon Lisa Drayer, nutritionniste-diététicienne basée à New York et auteur de ‘The Beauty Diet’, vos cheveux sont affectés par plus que votre alimentation. Le soleil, le sommeil, les hormones et le tabac peuvent avoir un effet sur la croissance capillaire et l’alopécie féminine.

C’est pourquoi Drayer suggère de protéger vos cheveux fragiles des rayons UV nocifs du soleil avec un chapeau ou une protection. Tout comme l’exposition aux UV, le tabac ne fait qu’assécher davantage les cheveux et les endommager. Selon des chercheurs du Belgravia Centre, la plus grande clinique de traitement de la perte de cheveux au Royaume-Uni, les problèmes de sommeil entrainent une perte de cheveux chez environ 40% des femmes.

8. Soins capillaires et alopécie féminine

Des recherches publiées sur WebMD suggèrent d’éviter des shampooings riches en produits chimiques ainsi que les teintures et décolorants capillaires qui peuvent endommager encore plus vos boucles fragilisées. Après tout, la dernière chose à faire pour les victimes d’alopécie féminine est d’assécher encore plus le cheveu pour accélérer la perte et les cheveux cassants.

C’est pourquoi l’utilisation de shampooings et après-shampooings doux et naturels est conseillée. Cherchez des produits qui restaurent l’humidité et la brillance et utilisez un shampooing antipelliculaire qui contienne des ingrédients antifongiques comme le kétoconazole et le pyrithione de zinc au moins une fois par semaine.

9. Traitement médical pour l’alopécie féminine

L’agence de contrôle des produits pharmaceutiques et alimentaires américaine a approuvé le traitement topique appelé Minoxidil pour traiter l’alopécie féminine. Le seul traitement approuvé par la FDA est prescrit à une concentration de 2% pour tenter de freiner la raréfaction des cheveux en encourageant la croissance de nouveaux cheveux au sommet du cuir chevelu. Mais gardez à l’esprit qu’un effet secondaire rapporté du traitement est la croissance pileuse faciale.

D’un autre côté, si une perturbation hormonale est découverte (p.ex. la production excessive d’androgènes), votre médecin peut prescrire des contraceptifs oraux pour traiter l’alopécie féminine. Mais si la perte de cheveux est due à la production accrue d’hormones masculines, le motif de perte de cheveux ressemblera généralement à celui d’une vague de recul caractéristique de l’alopécie masculine.

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