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8 produits chimiques toxiques associés à une ménopause prématurée

Question à main levée, Mesdames : combien d’entre nous avons réchauffé le repas d’hier soir dans un plastique pour micro-onde ? Et combien d’entre nous savons si notre parfum, savon ou bougie préférés contiennent des phtalates, un produit chimique utilisé dans la fabrication du plastique ? Selon des experts de la santé de l’Université Washington à Saint-Louis, dans le Missouri, de nombreux produits chimiques que nous utilisons peuvent déclencher une ménopause prématurée sans que nous le sachions.

Dr Amber R. Cooper, spécialiste de la fertilité et de l’endocrinologie reproductive basée dans le Missouri, nous présente huit produits chimiques qui peuvent déclencher la ménopause jusque 4 ans plus tôt…

1. Parfums

Les phtalates peuvent se cacher dans votre parfum ou eau de Cologne favori à votre insu. Selon les instituts nationaux de la santé, les phtalates sont un produit chimique utilisé dans des centaines de produits différents, habituellement pour assouplir les vinyles et plastiques.

Mais dans les parfums, les phtalates sont utilisés pour rallonger la durée de l’odeur. L’exposition intensive à certains produits chimiques, les phtalates en particulier, est associée à une ménopause prématurée, selon des chercheurs en gynécologie de l’école de médecine de l’Université Washington à Saint-Louis. Pour trouver un parfum sans additifs chimiques, choisissez un parfum biologique sans phtalates et réappliquez-le plus fréquemment.

2. Poisson

Bien que les PCB (polychlorobiphényles) aient été interdits aux États-Unis depuis 1979, l’homme risque toujours l’exposition via l’eau, l’atmosphère et la chaine alimentaire naturelle. Les poissons sont une source importante d’ingestion de PCB et malheureusement, les produits chimiques synthétisés par l’homme ne se décomposent pas, ce qui veut dire que vous pourriez en consommer à votre insu.

Les produits chimiques comme les PCB rentrent dans la chaine alimentaire via l’eau après avoir été éliminés de manière inappropriée. Des recherches du Natural Resources Defense Council affirment que les Grands Lacs contiennent de hautes concentrations de PCB. Cela veut dire que les poissons pêchés dans la zone sont un risque. Heureusement, vous pouvez contacter le département de santé de votre état pour déterminer les concentrations de PCB dans la région et savoir où vous procurer du poisson localement.

3. Désodorisants et bougies

À part si vous allumez des bougies à base de soja, sans plomb et sans phtalates, vous respirez probablement des produits chimiques qui vous font risquer une ménopause prématurée. Même si votre désodorisant ou votre bougie à la vanille affirme clairement être ‘non parfumé’ ou ‘naturel’, les tests effectués par le National Resources Defense Council révèlent que la plupart des marques populaires contiennent toujours des phtalates.

Pareil pour toutes bougies aux fragrances synthétiques pour améliorer l’odeur. La seule manière d’éviter les phtalates dans les parfums est d’acheter de la cire d’abeille, des bougies aux huiles essentielles ou au soja avec des mèches sans plomb.

4. Conteneurs d’aliments en plastique

Vous avez probablement entendu des histoires d’horreur sur les micro-ondes et le cancer. Et bien mesdames, il s’avère que réchauffer vos plats au micro-onde dans du plastique peut entrainer un risque de ménopause prématurée. Les phtalates, ajoutés durant la fabrication du plastique pour les rendre souples, sont évidemment présents dans vos Tupperwares, emballages congelés et pots en plastique… sauf s’ils spécifient être ‘sans phtalates’.

La majorité des additifs dans les plastiques peuvent migrer vers la nourriture stockée et cuite, surtout puisque la chaleur augmente le processus de libération de produits chimiques. Les scientifiques du Green Science Policy Institute de Berkley, en Californie, recommandent de réchauffer vos aliments sur du verre, du papier ou un récipient en céramique adapté au micro-onde.

5. Produits hygiéniques et cosmétiques

La source la plus coupable du lot sont les produits hygiéniques et cosmétiques (p.ex. savons, shampooings, crèmes hydratantes) riches en phtalates. Jetez simplement un œil à leur emballage plastique souple !

Les produits aux parfums artificiels sont un hot spot pour les phtalates, qui ne sont pas souvent listés parmi les ingrédients du produit par le fabricant. Pour s`assurer d’éviter les phtalates, choisissez des produits de soin sans parfum, naturels, biologiques et ‘sans phtalates’. Les marques comme Jason’s Natural Organics, Earth’s Best, Burt’s Bees, Dr Bronner’s et Origins sont des marques naturelles populaires sans phtalates.

6. Produits frais

Cette magnifique pomme rouge brillante à l’air vraiment fraiche, mais suivant l`endroit où elle a été cultivée, elle pourrait avoir été pulvérisée avec des pesticides toxiques. Mais si vous ne pouvez pas vous permettre d’acheter vos fruits et légumes biologiques, l’Environmental Working Group (EWG) peut vous aider avec leur guide annuel du consommateur.

La liste des 12 produits les plus contaminés offre un aperçu des produits les plus pulvérisés par des pesticides présents dans les supermarchés américains, testés par le ministère de l’agriculture (USDA) et l’administration de contrôle des produits alimentaires et pharmaceutiques (FDA) américains. Donc, évitez ces 12 fruits et légumes très contaminés par les pesticides.

7. Viandes et produits laitiers

Les PCB ne sont pas seulement présents dans les poissons. Ces composés synthétiques peuvent également s’accumuler dans les produits laitiers et viandes de supermarché via la consommation et l’absorption par le bétail d’élevage.

Un bon moyen d’éviter les PCB dans vos aliments est de choisir des produits laitiers et viandes biologiques, antibiotiques et sans hormones au supermarché local. Vous pouvez réduire votre exposition à ces toxines environnementales en consommant globalement moins de viande et de produits laitiers et plus de repas végétariens ou végétaliens sur la semaine.

8. Minuscules quantités de produits chimiques de sources multiples

Selon une étude publiée dans PLOS ONE, les femmes américaines avec la plus grande concentration de produits chimiques déclencheurs de ménopause dans le corps consomment de minuscules quantités de produits chimiques de sources multiples plutôt que d’une source principale. L’étude a révélé que les femmes qui étaient ménopausées 2 à 4 ans trop tôt étaient exposées à des produits chimiques perturbateurs endocriniens via de multiples sources.

Dr Cooper, un professeur assistant, spécialiste de la fertilité et endocrinologue à l’Université Washington, affirme qu’un seul produit ou aliment n’est pas suffisant pour atteindre l’exposition aux produits chimiques déclencheurs de ménopause. Mais l’exposition quotidienne à de minuscules quantités de produits contenant des PCB, des phtalates et des pesticides est la source de cette accumulation dans le temps.

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