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6 faits à savoir sur la science des larmes

Parfois, vous pouvez avoir envie de pleurer comme une madeleine après une dispute amoureuse ou une journée de travail difficile. Mais contrairement aux bambins qui pleurent en réaction à des besoins physiques comme la faim, le sommeil ou le besoin d’une autre couche, les adultes ont tendance à pleurer en réaction à des émotions intenses.

Et la science tente enfin de découvrir certains des mystères qui entourent les adultes et leurs larmes…

1. Nous pleurons différents types de larmes

Vous pouvez pleurer en regardant un film triste (ou n’importe quel film avec des animaux, comme moi), de frustration, en lisant vos vœux de mariage, etc. Mais saviez-vous que les larmes qui coulent en raison de la colère, de la joie et de la tristesse sont différentes de celles qui coulent lorsque vous êtes face à un vent vif ou quand vous coupez un oignon ?

Les chercheurs en psychologie clinique de l’Université Tilburg aux Pays-Bas ont décomposé les larmes en 2 types distincts. D’abord, les larmes émotionnelles (ou lacrymales) qui sont basées sur les émotions et sont versées en réaction à des sentiments intenses de tristesse, perte, rire, fierté, empathie ou joie, par les glandes lacrymales et conduits lacrymaux. Les larmes basales ou lubrifiantes sont versées pour empêcher l’irritation (de l’oignon) et sont déclenchées par un mécanisme de protection par des glandes situées sous les paupières.

Crying for No Reason

2. La science qui explique les sanglots

Nous savons tous ce que c’est, mais lorsque nous versons des larmes et sanglotons tellement que notre nez déverse de la morve partout, c’est pour une bonne raison. Il s’avère que lorsque les yeux ont atteint leur capacité de drainage maximale, le nez vient au secours pour s’occuper du surplus.

Selon le Dr Nick Knight, médecin au Royaume-Uni, les larmes émotionnelles qui sont versées par les glandes lacrymales (sous la paupière) ont deux options de drainage : « (soit) un drainage via le point lacrymal (comme un bouchon dans l’évier) soit via le nez. » Et c’est pourquoi vous avez le nez qui coule lorsque vous éclatez en sanglots !

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3. La théorie qui explique le besoin de pleurer

Pleurer est un acte de nature purgative, qui purifie et offre une libération physique à un bouleversement émotionnel. Cependant, la science ne soutient pas la théorie selon laquelle pleurer libère le stress ou l’hormone du stress.

Mais d’autres médecins ont pour théorie que pleurer déclenche la libération d’endorphines qui nous font nous sentir bien, un peu comme l’exercice. Le Dr. Judith Orloff, professeur de psychiatrie clinique assistante à l’UCLA et auteure du livre « Emotional Freedom : Liberate Yourself From Negative Emotions And Transform Your Life », affirme que parfois, nous pleurons parce que ça fait du bien.

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4. Les pleurs qui lient

C’est difficile de regarder quelqu’un pleurer, en particulier un proche, sans ressentir de l’empathie. Nous nous soucions même de personnages télévisés et d’étrangers qui pleurent sur des photos.

Reconnaître la douleur et le besoin d’un autre être humain est quelque chose auquel la plupart d’entre nous réagissons. Selon le journal Neurophilosophy, lorsqu’un être humain souffre, c’est dans la nature humaine de se mettre à sa place. Certaines zones du cerveau sont stimulées pour partager leur expérience.

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5. Pleurs masculines et féminines

Bob Marley a chanté « No woman, no cry », mais la recherche des scientifiques de l’UCLA suggère que les pleurs chez les hommes et les femmes sont très différents, à commencer par la taille des glandes lacrymales. Par exemple, un groupe de neuropsychiatres qui ont étudié les pleurs à l’UCLA ont découvert que les femmes pleurent plus, simplement en raison du fait que leurs conduits lacrymaux sont plus petits.

En termes physiques, les glandes lacrymales féminines atteignent leur capacité et se déversent plus rapidement sur le visage. En termes psychologiques, le conditionnement social joue également un rôle important. Il n’est pas aussi socialement acceptable pour les hommes de pleurer ouvertement donc ils ont tendance à restreindre leur impulsion à pleurer, alors que les femmes qui pleurent sont moins stigmatisées. L’étude a montré que les femmes pleuraient plus en raison d’un sentiment d’impuissance tandis que les hommes pleuraient plus en réponse à des sentiments de mortalité, d’altruisme et de camaraderie.

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6. Pleurs et hormones

Demandez à une femme ménopausée pourquoi elle verse des larmes sans raison apparente et elle vous répondra probablement : les hormones ! Une recherche de l’American College of Obstetricians and Gynecologistes blâme le changement de niveaux d’œstrogènes et de progestérone pour la montagne russe de pleurs et de sanglots qui apparait à la ménopause.

Les hormones nous affectent tous. Cependant, des études ont montré que ce n’était pas forcément le surplus d’œstrogènes qui entraînait plus de pleurs chez l’une que chez l’autre, puisque le niveau de testostérone chez les hommes pourrait les aider à se déconnecter de leurs émotions et éviter les situations qui pourraient les faire pleurer.

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