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7 facteurs de risque communs pour le cancer de l’ovaire

Ce n’est pas parce que le mois de septembre est passé en un éclair que nous pouvons oublier le cancer de l’ovaire. Le mois de septembre est le mois de sensibilisation au cancer de l’ovaire. Selon des statistiques assez effrayantes de l’American Cancer Society, ce cancer se place en huitième position, l’un des cancers les plus répandus aux États-Unis, et le cinquième cancer le plus courant chez les femmes aux États-Unis. Medical News Today affirme qu’environ une femme sur 70 recevra un diagnostic de cancer de l’ovaire au cours de sa vie. Et contrairement au cancer du sein, environ 85 % des femmes atteintes reçoivent un pronostic à un stade avancé.

Voici sept facteurs de risque courants pour le cancer de l’ovaire…

1. Tabagisme

Selon des découvertes du Centre international de recherche sur le cancer (CIRC), fumer du tabac est considéré comme coupable dans 3 % des cas, de cancer de l’ovaire. Pour soutenir le lien établi entre le tabagisme et le développement du cancer de l’ovaire, Cancer Research UK apporte les statistiques suivantes :

Les femmes qui fument actuellement ont entre 31 à 49 % de risque de développer un cancer de l’ovaire comparé aux femmes qui n’ont jamais fumé. De plus, la durée de la période de tabagisme affecte l’incidence de manière importante.

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2. Ovaires polykystiques

L’Eunice Kennedy Shriver National Institute of Child Health and Human Development affirme que les ovaires polykystiques (SOPK) peuvent augmenter le risque de certains cancers, y compris le cancer du sein et de l’ovaire. En fait, le risque de cancer de l’ovaire triple chez les femmes atteintes de SOPK.

Si vous avez reçu un diagnostic de SOPK, ou avez une prédisposition génétique au cancer de l’ovaire, vous devriez effectuer des examens annuels du bassin (c.-à-d. frottis) chez votre gynécologue pour dépister un cancer de l’ovaire.

ovarian cancer

3. Âge

Des recherches de la Mayo Clinic affirment que plusieurs facteurs d’âge peuvent prédisposer les femmes à un cancer de l’ovaire plus tard dans la vie. Par exemple, la clinique note que les menstruations précoces (avant 12 ans) sont liées à un risque accru de cancer de l’ovaire.

De plus, si la ménopause a commencé à 52 ans ou plus, vous êtes plus à risque de développer un cancer de l’ovaire. Même si le cancer de l’ovaire touche des femmes de tout âge, il se développe plus probablement chez les femmes entre 50 et 60 ans.

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4. Traitement hormonal substitutif

Le traitement hormonal est souvent prescrit pour soulager les bouffées de chaleur, l’irritabilité et la sécheresse vaginale qui accompagnent la ménopause. Mais la spéculation que ce traitement augmenterait le risque de cancers du sein et de l’ovaire pose des inquiétudes graves.

Des études d’observation du National Women’s Health Network (NWHN) ont découvert que le traitement hormonal substitutif d’œstrogènes en large dose et sur le long terme pouvait augmenter le risque de cancer de l’ovaire. Les résultats d’une analyse médicale de 2007 rapportent que les patientes qui prenaient seulement de l’œstrogène (versus une combinaison d’œstrogène et de progestérone) constituaient 1300 nouveaux cas de cancers de l’ovaire et 1000 décès liés au cancer de l’ovaire entre 1991 et 2007 au Royaume-Uni.

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5. Mutation génétique BRCA1 & BRCA2

La Mayo Clinic blâme les mutations génétiques héritées BRCA1 et BRCA2 comme cause mineure de cancer de l’ovaire (et de cancer du sein). Ces gènes, découverts dans les familles aux antécédents familiaux de cancer du sein, provoquent également le syndrome de Lynch.

Le syndrome de Lynch, un type de cancer colorectal héréditaire sans polypose causé par les mutations génétiques BRCA1 et BRCA2, est lié à un risque accru de cancer du côlon (chez les hommes et les femmes) et de cancer de l’ovaire (chez les femmes).

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6. Traitement de fertilité

Des études citées par la National Cancer Society (NCS) lient l’utilisation de certains médicaments de fertilité à un risque accru de cancer de l’ovaire. Par exemple, la NCS affirme que le médicament de fertilité appelé citrate de clomifène, pris pour une durée d’un an ou plus, est un facteur de risque de tumeurs ovariennes « à potentiel malin faible ».

Les patientes qui suivent un traitement de fertilité devraient être averties des risques par leur médecin. Par exemple, les risques sont significativement plus importants chez les femmes stériles et incapables de concevoir durant la prise du médicament par rapport aux femmes qui tombent enceintes et portent un bébé à terme.

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7. Contraception intra-utérine

Bien que certaines études indiquent un lien entre l’utilisation de contraceptifs intra-utérins et de cancer de l’ovaire, des recherches de l’Institut National de la Santé ont découvert le contraire. En fait, le NIH a publié les résultats d’une étude finlandaise effectuée en 2014 et qui a suivi l’utilisation préménopausale de contraceptifs intra-utérins libérant du lévonorgestrel sur le développement du cancer endométrial adénocarcinome chez des femmes entre 30 et 49 ans en Finlande.

Sur une durée de 13 ans, 2781 cas de cancers ont été détectés chez 855 324 femmes utilisant des contraceptifs intra-utérins. De plus, bien que le système intra-utérin ait été lié à une augmentation des cas de cancer du sein, celui-ci avait un effet protecteur contre le développement de tumeurs malignes de l’endomètre, de l’ovaire, du pancréas et du poumon.

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